Un comprimé par jour, et la question semble réglée. Pourtant, commencer la pilule ne se résume pas à choisir une boîte en pharmacie. Il existe plusieurs types de pilules, certaines situations médicales peuvent rendre une contraception inadaptée et un oubli peut modifier la conduite à tenir.
Avant de commencer, voici cinq questions qui méritent d’être posées.
1. Quel type de pilule est le plus adapté ?
Deux femmes peuvent prendre la pilule sans avoir besoin de la même formule. Il existe deux grandes familles de pilules contraceptives : les pilules combinées, qui associent un estrogène et un progestatif, et les pilules microprogestatives, qui contiennent uniquement un progestatif.
Ce choix ne dépend pas seulement de la préférence personnelle. L’âge, les antécédents médicaux, les habitudes de vie et certains symptômes peuvent orienter vers une méthode plutôt qu’une autre. Un professionnel de santé vérifie notamment l’existence de facteurs pouvant contre-indiquer une contraception estroprogestative.
2. Quels antécédents faut-il signaler ?
Une pilule qui convient à une amie ne sera pas forcément adaptée à une autre. Certains éléments de santé sont particulièrement importants à connaître : hypertension artérielle, diabète, troubles de la coagulation, migraine ou maladies cardiovasculaires.

Le tabagisme doit également être signalé. Après 35 ans, certaines contraceptions estroprogestatives sont contre-indiquées chez les femmes qui fument. De même, les migraines avec aura peuvent contre-indiquer les contraceptions estroprogestatives.
3. Que peut-on ressentir au début ?
Les premières semaines peuvent s’accompagner de quelques changements. Les règles peuvent notamment être modifiées et de petits saignements peuvent apparaître.
Ces changements ne signifient pas nécessairement que la pilule ne convient pas. En revanche, l’apparition de symptômes inhabituels ou importants doit conduire à demander un avis médical plutôt qu’à modifier ou arrêter seule la contraception.
Autre point souvent oublié : la pilule ne protège pas des infections sexuellement transmissibles. Le préservatif reste nécessaire lorsqu’une protection contre les IST est recherchée.
4. Que se passe-t-il en cas d’oubli ?
Un oubli ne signifie pas automatiquement que la contraception n’est plus efficace. Mais la conduite à tenir dépend notamment du type de pilule utilisée et du délai écoulé.
En cas d’oubli ou de rapport à risque, une contraception d’urgence peut être envisagée. Il ne faut cependant pas la confondre avec la contraception régulière : il s’agit d’une solution ponctuelle, notamment après un rapport non ou mal protégé.
5. Faut-il une ordonnance pour commencer la pilule ?
La question revient souvent, notamment lorsqu’un rendez-vous médical tarde à venir. En France, la pilule contraceptive régulière est prescrite par un médecin ou une sage-femme. Cette consultation permet justement de vérifier qu’elle correspond au profil de la personne et qu’il n’existe pas de contre-indication.
Une prescription peut également être établie à distance dans certaines situations, après une évaluation médicale. Des services de téléconsultation permettent notamment d’échanger avec un professionnel de santé en ligne avant la délivrance d’une ordonnance, lorsqu’elle est jugée appropriée. Cela peut être une option pour les personnes qui rencontrent des difficultés à obtenir rapidement un rendez-vous.

À l’inverse, la contraception d’urgence hormonale peut être obtenue sans ordonnance directement en pharmacie. Cette différence est importante : l’accès sans prescription à la contraception d’urgence ne signifie pas que la pilule contraceptive régulière est disponible dans les mêmes conditions.
Avant de commencer, savoir ce que l’on prend
Toutes les pilules ne délivrent pas les mêmes hormones et toutes ne présentent pas les mêmes contre-indications. Le choix entre une pilule combinée et une pilule uniquement progestative dépend donc aussi du profil médical de la personne qui la prend.
Connaître les hormones présentes dans sa pilule, mais aussi les situations dans lesquelles elle peut être déconseillée, permet de mieux comprendre pourquoi cette contraception a été choisie.
Sources
- https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/contraception/methodes-contraception-hormonale
- https://www.doktorabc.com/fr/sante-feminine/contraception/pilule-contraceptive/pilule-sans-ordonnance
- https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/contraception/choisir-mode-contraception
- https://www.vidal.fr/maladies/sexualite-contraception/contraception-feminine/pilule-lendemain.html

